Motion du département PIF
Le département PIF (Programmation et informatique fondamentales), réuni en AG de ses personnels le vendredi 9 octobre 2026, se déclare solidaire de la mobilisation des lycéen·nes. Cette mobilisation a débuté dans des établissements déshérités, parmi eux les lycées voisins d’où vient une partie de ses étudiant·es.
Les lycéen·nes se sont mobilisé·es pour revendiquer leur droit à des conditions d’études décentes, réclamer une égalité dans leur éducation et attendaient une réponse politique. Leurs conditions de travail déplorables (bâtiments délabrés, enseignants et personnels manquants, insalubrité) sont les conséquences directes des politiques néolibérales des gouvernements passés et promis, qui ravagent l’éducation nationale. En lieu et place de réponses politiques à ces revendications, ils et elles subissent une répression violente.
Notre département soutient d’autant plus cette mobilisation que l’université en France subit les mêmes déboires. Le sous-investissement chronique dans l’ESR débouche sur une souffrance au travail de toustes les collègues, EC comme BIATSS, et donc sur des conditions d’études dégradées pour nos étudiant·es (du moins, celleux qui ont eu la chance d’avoir une place dans une vraie formation publique).
Le département PIF condamne également la complaisance de nombreux médias avec ces violences policières et leur narratif d’affrontement qui passe sous silence les revendications légitimes et nécessaires portées par ce mouvement social de la jeunesse.
Enfin, le département PIF déplore la décision unilatérale de la présidence de l’université de fermer le campus, décision rendant notamment impossible les discussions et échanges entre personnels et étudiant·es sur l’organisation de la suite du mouvement, mais également l’accès à des services essentiels à la vie de nos étudiant·es : le CROUS, le pôle santé, l’épicerie solidaire, et autres.